Mais quand le rythme change, les chiffres du commerce extérieur sont souvent les premiers à le montrer.
Après 2020, un fort redémarrage des échanges
À la fin de 2020, les exportations de biens et services s’élèvent à 32,8 milliards (2020-Q4, en volume).
Un an plus tard, au 4ᵉ trimestre 2021, elles atteignent 36,0 milliards.
👉 Cela représente une hausse de +9,9 % sur un an.
Le commerce extérieur repart fortement.
L’économie luxembourgeoise retrouve une dynamique internationale soutenue.
2022 : un point haut, puis un ralentissement
En 2022, les échanges restent élevés, mais le mouvement se stabilise.
Au 4ᵉ trimestre 2022, les exportations atteignent 35,5 milliards,
soit –1,4 % par rapport à fin 2021.
Le niveau reste élevé,
mais la phase d’expansion rapide est terminée.
2023 : le repli devient visible
En 2023, le ralentissement s’accentue.
Au 4ᵉ trimestre 2023, les exportations reculent à 34,2 milliards,
soit une baisse de –3,7 % sur un an.
Le commerce extérieur perd de l’élan.
La demande extérieure devient moins porteuse.
2024 : un recul marqué des échanges
En 2024, la baisse se poursuit.
Au 4ᵉ trimestre 2024, les exportations tombent à 29,2 milliards,
soit –14,7 % par rapport au 4ᵉ trimestre 2023.
La contraction est nette.
Elle traduit un environnement international plus contraint pour l’économie luxembourgeoise.
Importations : un mouvement parallèle
Les importations de biens et services suivent une trajectoire similaire.
- 2021-Q4 : 30,7 milliards
- 2022-Q4 : 30,9 milliards (+0,4 % sur un an)
- 2023-Q4 : 29,6 milliards (–4,1 %)
- 2024-Q4 : 24,8 milliards (–16,1 %)
Quand l’activité ralentit,
les importations reculent elles aussi.
Ce que racontent ces chiffres
Sur la période 2021–2024, le message est clair :
- forte reprise des échanges en 2021,
- stabilisation en 2022,
- recul progressif en 2023,
- contraction marquée en 2024.
Le commerce extérieur reflète fidèlement l’état de l’économie réelle.
En clair
- Les exportations repartent fortement en 2021 (+9,9 %)
- Elles atteignent un point haut en 2022
- Le repli commence en 2023 (–3,7 %)
- La baisse s’accentue en 2024 (–14,7 %)
- Importations et exportations évoluent dans le même sens
📌 Quand les échanges ralentissent, c’est toute l’économie ouverte qui change de rythme.
Source : STATEC




